Blattes, crottes de souris et problèmes d’hygiène : pourquoi certains restaurants sont fermés

La fermeture d’un restaurant après un contrôle sanitaire ne résulte généralement pas de la découverte isolée d’un insecte ou d’une déjection. Elle intervient lorsque les anomalies constatées révèlent un risque pour les consommateurs ou une perte globale de maîtrise de l’hygiène.

Blattes vivantes, déjections de souris, denrées contaminées, déchets mal gérés, équipements encrassés ou absence de suivi : l’accumulation de ces problèmes peut entraîner une mise en demeure, la destruction de marchandises, la suspension de l’activité ou, dans les situations les plus graves, une fermeture administrative.

Pour un restaurateur, attendre le contrôle sanitaire pour réagir est une erreur. La lutte contre les nuisibles doit être intégrée au fonctionnement normal de l’établissement.

Que recherchent les inspecteurs lors d’un contrôle sanitaire ?

Les contrôles des restaurants sont notamment réalisés par les services départementaux chargés de la protection des populations. Les agents peuvent vérifier :

  • l’état de propreté des cuisines, réserves et équipements ;
  • l’application du plan de nettoyage et de désinfection ;
  • les températures de conservation ;
  • la traçabilité et les conditions de stockage des denrées ;
  • la gestion des déchets ;
  • l’entretien des locaux ;
  • l’absence de nuisibles et de traces de leur passage ;
  • l’existence et l’application du plan de lutte contre les nuisibles ;
  • les documents de suivi et les actions correctives réalisées.

La responsabilité de la sécurité sanitaire des aliments incombe d’abord à l’exploitant. Celui-ci doit pouvoir démontrer qu’il maîtrise les risques liés à son activité.

La présence de blattes constitue-t-elle un motif de fermeture ?

Une blatte aperçue ne provoque pas automatiquement la fermeture d’un restaurant. En revanche, la découverte de plusieurs individus, d’oothèques, de déjections ou d’une activité installée dans les zones sensibles peut révéler une infestation.

La situation devient particulièrement préoccupante lorsque des nuisibles sont présents près des denrées, des surfaces de préparation ou des équipements, et lorsque le restaurant ne dispose d’aucun suivi sérieux.

Que signifie la découverte de crottes de souris ?

Les déjections de souris indiquent qu’un ou plusieurs rongeurs circulent, ou ont récemment circulé, dans le bâtiment. Elles sont souvent découvertes :

  • derrière les meubles et équipements ;
  • dans les réserves sèches ;
  • sous les rayonnages ;
  • près des sacs de farine, céréales ou autres produits ;
  • dans les faux plafonds et gaines techniques ;
  • à proximité des poubelles ;
  • le long des murs et dans les angles.

Il ne suffit pas de retirer les déjections visibles. Il faut identifier les accès, contrôler les denrées potentiellement contaminées, nettoyer les zones concernées selon un protocole adapté et mettre en place des moyens de lutte et de surveillance.

Pourquoi les restaurants sont-ils particulièrement exposés ?

Un restaurant réunit plusieurs facteurs favorables aux nuisibles : nourriture disponible, chaleur des équipements, points d’eau, livraisons fréquentes, portes régulièrement ouvertes, cartons introduits dans les locaux, réserves encombrées, déchets alimentaires et nombreux passages techniques.

Une infestation ne signifie pas nécessairement que tout le restaurant est sale. Un nuisible peut être introduit lors d’une livraison ou provenir d’un local voisin. En revanche, l’absence de réaction, le manque de surveillance et la mauvaise gestion des facteurs favorisant l’infestation relèvent bien de la responsabilité de l’exploitant.

Dans quels cas une fermeture administrative peut-elle être décidée ?

Les autorités disposent de plusieurs niveaux de réponse selon la nature et la gravité des anomalies :

  1. rappel de la réglementation ;
  2. demande de mesures correctives ;
  3. mise en demeure avec délai d’exécution ;
  4. saisie ou destruction de denrées ;
  5. suspension d’une activité ;
  6. fermeture administrative lorsque la santé des consommateurs est menacée.

La présence de nuisibles est analysée avec l’ensemble des autres constats : état des locaux, contamination possible des aliments, niveau de nettoyage, conservation des denrées et capacité du restaurateur à corriger immédiatement la situation.

Un contrat de dératisation est-il obligatoire ?

La réglementation impose à l’exploitant de maîtriser le risque lié aux nuisibles. Elle n’impose pas systématiquement à tous les restaurants de signer un contrat avec une entreprise extérieure.

Le restaurateur doit néanmoins disposer d’un plan de lutte adapté à son établissement et pouvoir présenter des éléments concrets :

  • identification des zones à risque ;
  • localisation des dispositifs ;
  • fréquence des contrôles ;
  • résultats des inspections ;
  • produits éventuellement utilisés ;
  • fiches techniques et de sécurité ;
  • anomalies constatées ;
  • actions correctives engagées.

L’intervention d’un prestataire spécialisé apporte une organisation, une traçabilité et une expertise utiles. Mais un contrat sans contrôles sérieux ni correction des problèmes du bâtiment ne protège pas le restaurateur.

Comment prévenir une infestation dans un restaurant ?

Contrôler les livraisons

Les cartons et marchandises peuvent transporter des blattes, des oothèques ou d’autres nuisibles. Les emballages suspects doivent être isolés et les cartons inutiles rapidement évacués.

Organiser les réserves

Les produits doivent être rangés de manière à faciliter le nettoyage et l’inspection. Une réserve encombrée masque les traces et multiplie les refuges.

Supprimer les sources alimentaires

Les résidus sous les équipements, les emballages ouverts, les graisses et les déchets accessibles favorisent l’installation des nuisibles.

Entretenir le bâtiment

Les trous autour des canalisations, bas de portes défectueux, fissures et passages techniques doivent être corrigés.

Que faire en cas de découverte de nuisibles ?

  1. protéger ou isoler les denrées exposées ;
  2. rechercher l’étendue du problème ;
  3. supprimer les déchets et sources alimentaires accessibles ;
  4. contrôler les marchandises susceptibles d’être contaminées ;
  5. contacter un professionnel de la lutte antiparasitaire ;
  6. appliquer un protocole de nettoyage adapté ;
  7. corriger les accès et facteurs favorisant l’infestation ;
  8. enregistrer les mesures prises ;
  9. programmer les contrôles nécessaires.

Pulvériser un insecticide grand public ou déposer quelques appâts sans diagnostic peut disperser les blattes, contaminer des surfaces ou masquer temporairement le problème sans le résoudre.

M&C3D accompagne les restaurateurs du Val-d’Oise

M&C3D intervient auprès des restaurants, commerces alimentaires, boulangeries, boucheries et autres établissements professionnels à Osny, Cergy-Pontoise et dans le Val-d’Oise.

L’intervention peut comprendre l’inspection des cuisines et réserves, l’identification des nuisibles et des zones à risque, la mise en place d’un protocole adapté, le suivi des dispositifs, les contrôles successifs, les recommandations de prévention et un rapport d’intervention.

Chaque protocole est adapté à l’activité du restaurant, à la configuration des locaux et au niveau d’infestation observé.

Des blattes ou des traces de souris dans votre restaurant ?

N’attendez pas un contrôle sanitaire, une plainte d’un client ou la contamination de marchandises.

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Téléphone : 06 64 82 59 01
Zone principale : Osny et agglomération de Cergy-Pontoise
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